, Ovide moralisé ce sont les saints qui peuplent la terre, et le chant d'Orphée est « melodieuz et delitable » et plein de « doctrine 3 ». Nous retrouvons là un trait qu'Orphée partage avec Prométhée : c'est une figure d'artiste-savant qui éduque les hommes

O. Est and P. Comme, Unifié par la frise astronomique qui l'orne, le cycle iconographique relie le frontispice de Prométhée et les images finales d'Orphée à la lyre -tous deux figures de savants -, création du monde, création de l'homme et création poétique : la boucle est bouclée. La réélaboration de l'image du manuscrit lyonnais par le manuscrit parisien me semble donc en modifier profondément le sens. Abandonnant le principe d'une imagerie à vocation littérale, l'enlumineur a créé un cycle iconographique dont les pierres angulaires sont les personnages de Prométhée et d'Orphée. Le centrage de la fin du programme iconographique sur un personnage de poète lyrique pourrait surprendre de prime abord dans un texte comme l'Ovide moralisé. Mais ce cycle iconographique représente -de façon elle-même savante -des personnages qui

P. Dieu, Orphée créateurs de la main ou de la parole 5 , sont

, Unde et bestias quaslibet, volucres et fluvios, saxa et arbores dicitur movisse (Troisième mythographe, Scriptores rerum Mythicarum latini tres

, Per Orfeum adducentem arbores cantu lire habemus homines stultos. Per liram loquelam qua illos docuit (Giovanni di Garlandia, Integumenta Ovidii. Poemetto inedito del secolo XIII, éd. F. Ghisalberti, Messine, Principato, pp.407-408, 1933.

É. D. Ovide-moralisé and . Boer,

V. Sur-orphée-astronome, P. Steiner, J. Block-friedman, and O. Au-moyen-Âge, 3, un poème lyrique latin tiré du manuscrit Auxerre 24 édité par P. Dronke. Ce poème parle d'« Orphée, dont l'habitude était de rechercher dans les esprits du soleil l'orbite mensuelle de la lune, le cours numériquement établi des étoiles dans le ciel, Dronke Medieval Latin and the Rise of the European Love Lyric, vol.II, p.404, 1966.