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Rapport au savoir et place de l’accompagnement en formation : le cahier des charges, un outil facilitateur ?

Résumé : Changer en formation est un contrat tacite trop souvent ambiguë. Communiquer aux stagiaires sa conception de la formation n’est pas chose aisée. Cela prend du temps or le temps est compté. Vouloir « accompagner le changement en formation » est-ce raisonnable ? La relation éducative est une dialectique entre guidage et accompagnement, et c’est ainsi qu’elle est une pratique d’étayage. Sauf qu’en formation, l’accompagnement n’est qu’un moyen pour mieux faire acquérir les savoirs, ce qui fait du contrôle l’essentiel de ce qui caractérise la formation. Or le contrôle débouche naturellement sur le guidage, ce qui a, à tort, mauvaise presse aujourd’hui. Une tendance actuelle semble conduire les formateurs à auréoler la pratique dite d’accompagnement qui apparaît alors comme la bonne pratique désirée, le formateur incarnant alors la figure d’une « bonne mère », d’un gentil organisateur, passant sous silence l’image fantasmée du contrôle qui serait lui, coercitif. Survaloriser la notion à peine travaillée d’accompagnement sème la confusion et peut dénaturer la pratique de formation en faisant croire au formé que l’acquisition des savoirs y est secondaire, au profit d’un cheminement personnel hors contrôle, au gré de ses envies. L’accompagnement confondu avec un «laissez aller », un espace de liberté sans cadre ni marge, dessert la formation dans sa double dimension de processus et «d’effort méthodologique». Pourtant, si la formation donne une place structurelle spécifique aux savoirs, contrôler l’acquisition pour instruire peut aller de pair avec accompagner la maturation, l’appropriation des savoirs. A condition que le formateur fasse la différence entre une formation instrumentale, une formation opérationnelle et une formation épistémologique : trois catégories simples qui peuvent lui permettre de s’orienter. L’hypothèse de travail construite ici et proposée à discussion, est que dans une formation épistémologique, travailler le rapport au savoir des stagiaires pendant la formation ouvre des perspectives pour faire une place visible et conséquente à l’accompagnement professionnel et pédagogique ; à condition de ne pas leurrer les formés : le contrôle reste in fine ce qui détermine la validation de la formation. L’outil « cahier des charges de la formation » devenant alors indispensable, comme l’un des médiateurs de développement et de transfert de compétences. Il sera alors rendu compte du contenu et de l’usage de cet outil, tel qu’il a été mis au point sur une période d’expérimentation de cinq ans, dans les cursus de master.
Document type :
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https://hal-amu.archives-ouvertes.fr/hal-01488591
Contributor : Odile Thuilier <>
Submitted on : Friday, March 17, 2017 - 2:28:43 PM
Last modification on : Tuesday, October 20, 2020 - 3:10:48 AM
Long-term archiving on: : Sunday, June 18, 2017 - 12:22:37 PM

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Rapport au savoir et place de ...
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  • HAL Id : hal-01488591, version 1

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Odile Thuilier, Bruno Goloubieff,, Michel Vial. Rapport au savoir et place de l’accompagnement en formation : le cahier des charges, un outil facilitateur ?. Les Dossiers des sciences de l'éducation , Presses Universitaires du Mirail 2014. ⟨hal-01488591⟩

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