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La commune mixte, espace d'une rencontre ?

Résumé : Mussard, Histoire de l'Algérie à la période coloniale, 1830-1962, p. 278-281 L'Algérie coloniale a connu diverses formes d'organisations communales, empruntées au modèle métropolitain et accommodées au contexte colonial algérien, parmi lesquelles la commune mixte. « Mixte », quel était le sens de cet adjectif ? L'arrêté du 20 mai 1868 a fixé l'organisation de cette circonscription ; par opposition à la commune de plein exercice organisée sur le modèle français, il l'a définie comme une organisation administrative intermédiaire, dont la nécessité était justifiée par l'impossibilité des populations « indigènes » de s'administrer seules. Elles étaient donc associées aux colons dans une même entité, en attendant, si l'on peut dire, que cette vie commune favorise ce que les concepteurs appelaient leur éducation civique et permette l'autonomie des « indigènes ». Regroupées dans des douars et représentées par des assemblées, les djemaa, les populations « indigènes » formaient le peuplement largement majoritaire de la commune alors que les villages européens ne rassemblaient le plus souvent qu'une centaine de colons. « Mixte » était également la commission municipale, organe d'administration de ce type de circonscription, présidée par un administrateur français et composée de colons et d'adjoints indigènes. « Mixte » enfin était le maillage territorial, qui rassemblait dans une même limite des sections de natures diverses : des centres de colonisation pour les Européens et des douars pour les « indigènes ». Cette organisation était pensée pour être temporaire dans la mesure où elle devait conduire les centres et les douars à évoluer vers des communes de plein exercice, considérées comme les formes administratives les plus abouties. Ce caractère transitoire associé à un maillage spécifique faisait de la commune mixte une structure inédite. Les communes mixtes se sont multipliées dans les années 1880 et plus particulièrement à l'intérieur du pays, devenant ainsi la priorité majeure des programmes de colonisation, alors que les communes de plein exercice occupaient plutôt le littoral. Particulièrement vastes, les communes mixtes s'étendaient en moyenne sur 1400 km 2. Dans leur expansion maximale, elles ont couvert plus de 80% du territoire algérien.
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https://hal-amu.archives-ouvertes.fr/hal-01670800
Contributor : Christine Mussard <>
Submitted on : Thursday, December 21, 2017 - 4:30:52 PM
Last modification on : Monday, October 1, 2018 - 6:56:01 PM

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  • HAL Id : hal-01670800, version 1

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Christine Mussard. La commune mixte, espace d'une rencontre ?. Histoire de l'Algérie à la période coloniale, 1830-1962., 2012. ⟨hal-01670800⟩

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