«. Penso, quello che è arrivato sino a noi, avesse sempre dentro un discorso politico e sociale che tendeva a sollecitare l'interesse, la partecipazione, la solidarietà? o l'indignazione. Insomma prendeva posizione ponendosi spesso come atto di accusa verso certi modelli e atteggiamenti delle società. » (L. Allegri, pp.148-149

«. Ma, come facevano i giullari, io intendevo parlare della politica, facendone spettacolo. » (Ibidem, p.140

M. Buffo, « Quando io parlo del villano è l'operario della ferreria uguale preciso il contadino ancora oggi, è l'impiegato, è perfino lo studente che è il povero villano. Il villano nato dal sedere dell'asino, è presente, costante, in ogni momento. » (Il teatro politico di Dario Fo, p.60, 1977.

J. Padan, , pp.99-101

, La colpa è sempre del diavolo, p.214

. Ibidem, , p.228

. Perché, perché ti mette a disposizione mezzi infiniti di espressione. Nel tragico, per commuovermi, tu hai a disposizione una chiave sola. Col comico posso giocare di più. Mi posso permettere di farti fare una risata e di farti sentire indignato della stessa risata che fai 53

. Le,

, Johan Padan ne rentrera jamais au pays et, malgré la douceur de la vie qu'il mène chez les Indiens, éprouve de temps en temps une grande nostalgie. Le juge Alfonso de Tristano a pu sauver sa tête, mais il est condamné à ramer cinq ans sur les galères (la comédie finit de manière grotesque, avec une Pizzocca désormais bien pourvue de « zinne » qui, tombée amoureuse de son juge, pagaie dans une petite barque pour rattraper la galère -« Alfonso, aspettami? »). Élisabeth, à la fin de la pièce homonyme, a des visions de cauchemar? D'ailleurs presque toutes les pièces de Fo, qu'elles soient ou non situées dans le passé, finissent avec la défaite des « bons, D'ailleurs ces comédies grotesques, pour la plupart, finissent mal : l'acteur de Isabella tre caravelle e un cacciaballe

, Dario Fo entend donc démystifier le présent, mais aussi réveiller le spectateur / lecteur, ou du moins l'éduquer. La leçon était ouvertement déclarée dans les deux pièces des années 60 que nous avons considérées. Isabella se terminait avec ces mots amers de l'acteur, déçu que personne ne soit arrivé pour le sauver

. Ah, me ne stavo qui ad aspettare l'arrivo dei nostri, e solo adesso mi rendo conto che i nostri siamo noi ! Ma certo ! E che se rimaniamo sempre qui seduti tranquilli, abbiocccati, ad aspettatre che arrivi qualcuno a salvarci, a tirarci fuori

, commentait le massacre des pauvres cathares : Me despiase, poveri ribeli [?] Me despiase perché, a pensarghe ben, i gera nel giusto. L'intension la gera bona, onesta, i g'avea reson. (Gridando) I g'avea reson! (Disteso, con voce soffocata) Soltanto che i gera in pochi, i gera tropi pochi ! (Ridendo provocatorio) I gera in pochi perché i altri i dorme sempre ! (Sopratono con gran compiacimento) Sempre i dorme (Al pubblico [?]) No sti a far frecaso, benedeti, che dopo i se desvegia davero e i xe guai per noi altri? Lasii dormir ; e dormí anca voialtri : beati, La colpa è sempre del diavolo se terminait sur cette invective en vénitien du bon mauvais bougre de Brancalone qui, p.57

, Les pièces suivantes ne provoquent plus le public de façon aussi directe, mais la leçon est implicite, à travers l'échec de celui qui était du

. Ibidem, , p.124

, « In questo caso invece lo spettacolo non ti permette di liberarti ; perché, nella risata, ti rimane dentro il sedimento della rabbia, non riesci ad andar fuori. Nella risata tu non riesci a liberarti, p.179

«. Come and . Voltaire, Da quando sono nato, per quanto riguarda la politica, ho sempre perso? Se non sono allegro io ! » (Prologue à Mamma ! I Sanculotti !, in : Le commedie di Dario Fo, éd. cit, vol.XII, p.407

. Isabella?, , p.85

L. Colpa?, , p.320

, enseignement dispensé précisément par le processus de démystification par la dérision. Le théâtre de Dario Fo est un théâtre d'action, débouchant directement sur l'action 58

. ***,

D. Fo-est-bien, On le sait, la tradition orale, souvent seul canal de sauvegarde de textes précieux (il le souligne à propos de St François), a tendance à enjoliver ou à forcer la dose. Sans doute pourrait-on avancer (même s'il s'en défend) qu'en voulant démythifier il a créé à son tour un nouveau mythe -celui du prolétaire disciple direct du Christ, celui de St François tout entier homme du peuple -et noirci à l'excès un anti-mythe, celui du mauvais Pape 61 , du représentant dégénéré du Christ, ou plus généralement du mauvais souverain. Enfin -il est important de le souligner -même si toutes les pièces que Fo a écrites et montées sont nées de circonstances liées à l'actualité immédiate, elles vont largement, quand elles sont bonnes, au-delà de la contingence qui les a faits naître. De même qu'aujourd'hui nous continuons à apprécier Molière ou Shakespeare, au sein d'un contexte historique tout autre, de même nous apprécions Dario Fo plus de trente ans après la première représentation des spectacles les plus réussis. Car la dérision qui y est menée, la démythification ou la dénonciation qui y sont exercées, dépassent largement le fait contingent de chronique. Et de toute façon, comme l'ont fait avant lui Shakespeare ou Molière, comme il conseille aux acteurs de le faire avec ses propres pièces, comme lui-même l'a toujours fait, ses textes ne sont pas figés, ils sont destinés à être sans cesse remaniés, Aujourd'hui l'usage qu'il fait de l'Histoire n'a rien à voir avec des risques de censure qui, de nos jours

, Et ceci vaut pour toutes les pièces, y compris celles des années les moins bonnes de notre auteur (celles de la période propagandiste

, Et obéissant à l'enseignement de Gramsci sur l'utilité de l'Histoire (« Se non sappiamo da dove veniamo, difficilmente possiamo capire dove vogliamo andare »), il dit : « Per uno sfruttato, conoscere la propria storia, come è arrivato ad essere sfruttato, quali sono le ragioni, il perché, i metodi che il padrone ha imposto per lo sfruttamento è determinante a una classe in lotta. È un momento della cultura. » (Il teatro politico di Dario Fo, p.71

. Cf, Il teatro politico di Dario Fo, cit, pp.51-53

. Ou-du-pape-sot and . Inconscient, Il précise toutefois: « Il mio piacere non consiste però nel distruggere la figura del pontefice ma l'ideologia che lui incarna e rappresenta. » (Fabulazzo, cit, éd. cit, p.61, 1990.

D. Fo, Il est farouchement contre ceux qui "revisitent" les classiques pour de seules raisons d'esthétique ou d'originalité. Faire ceci, c'est s'éloigner « completamente dal problema di che cosa vai a dire e perché lo vai a dire, di qual è il tuo rapporto con la realtà, p.73