Vote et Religion dans les élections présidentielles de 2016 : la fin d'une époque ?

Résumé : Cette recherche collective, entreprise en 2016 sous l'égide du laboratoire LID2MS d'Aix-Marseille Université et du laboratoire BABEL de l'Université de Toulon a été imaginée − comme beaucoup d'autres dans l'univers des américanistes − en prévision des élections présidentielles aux Etats-Unis, aux dimensions planétaires. L'objet en était somme toute assez simple : pouvait-on questionner l'absence apparente et inhabituelle du facteur religieux dans les débats médiatiques et les choix déclarés des électeurs américains vis-à-vis de leur futur(e) président(e) ? Pouvait-on vérifier que le vote par affiliation religieuse et par degré d'engagement croyant avait cessé d'être un facteur significatif des résultats électoraux ? Pouvait-on affirmer que la victoire de Donald Trump ou d'Hillary Clinton aurait peu à voir avec le religious gap, devenu classique, entre droite et gauche, parce que ledit fossé n'aurait pu se manifester les concernant, étant donnés l'extrême « atypisme » de la personnalité de Trump ou le fait que le candidat démocrate était une candidate ? Nos échanges et analyses en amont des élections furent très dubitatifs sur cet effacement. Malgré un faible écho dans les médias américains de la traditionnelle question religieuse, faisant dire à certains commentateurs qu'elle avait cédé le pas dans la campagne devant d'autres questions autrement plus urgentes, il était douteux pour notre petite équipe que la corrélation, systématiquement prouvée dans les élections précédentes, entre vote partisan et appartenance religieuse, allait disparaître pour celles-ci. Il était par ailleurs facilement envisageable de pronostiquer une majorité écrasante de votes évangéliques ou mormons en faveur du vainqueur des primaires républicaines, comme celle du vote des minorités ethno-religieuses pour la candidate démocrate... Cependant des inconnues demeuraient : comment allaient voter les protestants mainline et les catholiques, modérément républicains depuis une trentaine d'années et capables de fluctuer largement dans leur choix partisan, selon leur « identité » socioraciale, leur niveau de sécularisation, leur tempérament plus ou moins « moral » ou « solidaire » et leur sensibilité à la personnalité des candidats ? Est-ce que la tendance lourde, de rassemblement à droite des électeurs chrétiens encore majoritaires, allait se vérifier à nouveau ou se déliter quelque peu ? Est-ce que au contraire les gains enregistrés par Barack Obama dans les présidentielles précédentes auprès des pratiquants pouvaient se maintenir en faveur d'Hillary Clinton, malgré la mauvaise image de cette candidate, les dégâts du contraceptive mandate, la position démocrate de principe sur la liberté d'avortement et le mariage ouvert aux couples homosexuels ? ,
Mots-clés : Etats-Unis
Document type :
Journal articles
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Contributor : Blandine Chelini-Pont <>
Submitted on : Sunday, July 28, 2019 - 7:28:52 PM
Last modification on : Friday, October 25, 2019 - 2:04:30 AM

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Citation

Blandine Chelini-Pont, Marie Gayte. Vote et Religion dans les élections présidentielles de 2016 : la fin d'une époque ?. Babel : Civilisations et sociétés, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var 2018. ⟨hal-02196505⟩

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